DEADLY WEAPONS

décembre 1986
15 €
26 en stock (in stock)
ArtistesDavid Toop, John Zorn, Steve Beresford, Tonie MarshallGroupeSteve Beresford-David Toop-John Zorn-Tonie MarshallLabelNATORéférencenato 950

// Réédition octobre 2011 \\

Deadly Weapons est un album clé pour les disques nato.
En 1985, John Zorn joue pour la première fois en France avec Steve Beresford et David Toop au festival de Chantenay-Villedieu. Steve Beresford est alors un des piliers de la maison nato ; David Toop a déjà enregistré pour nato avec le groupe Alterations (My Favourite Animals) et participé à l'album de son compère Steve Beresford : Dancing the Line Anne Marie Beretta. Tous trois sont d'incorrigibles cinéphiles et l'on sait alors les disques nato particulièrement ouverts au septième art (l'entrée remarquée de John Zorn dans l'album Godard ça vous chante ?). Alors un rêve de producteur (au sens premier du terme) entraîne la suite, une suite somme toute naturelle où s'inscrit la comédienne Tonie Marshall, qui passera bientôt de l'autre côté de la caméra pour devenir une cinéaste de premier plan.
Disque-film comme les affectionne particulièrement la maison du chat, Deadly Weapons joue sur une multitude de plans et s'en joue. Champ et hors-champ. La vision cinématographique va du film noir américain à celui de Taïwan, de l'exotisme au surréalisme, et rabiboche le réalisme poétique et la nouvelle vague. La couverture dessinée par Pierre Cornuel donne le ton, impression de Sylvia Sidney à la volée, un soir de pluie où s'échappe une chanson de Billy Stewart ou une autre de Ernest Dumont et Ferdinand-Louis Bénech. Tonie Marshall puise dans les textes de Francis Ponge, Benjamin Péret, Natacha Michel ou invente sa partie pendant que Steve Beresford, David Toop et John Zorn synthétisent d'éclectiques et fourmillantes approches en un seul projet guidé par le dialogue. Lors de sa sortie fin 1986, il divise. La presse cinéma s'en mêle. Le disque y est perçu comme un film. Si Deadly Weapons, premier album londonien de nato, ouvre bel et bien la marche (toujours randonneuse) de ce qui va suivre, il s'inscrit assez logiquement dans ce qui a précédé en affichant des libertés nouvelles et sa passion des images sans masques. La réédition de 2011 propose un livret nourri de photographies nouvelles et de textes resituant les petites turbulences provoquées par cet album dans leur époque, offrant une occasion sans doute plus apaisée qu'à sa sortie initiale de goûter la boîte à images sonores de Deadly Weapons, mais toujours aussi foisonnante. 

« Une musique n’hésitant pas à jouer avec les clichés du vague à l’âme underground et de la dérive cinématographiée, comme "Du gris" où la voix de Tonie Marshall, écorchée et pourtant retenue, s’égrenne sur un bruit de pas qui remonte les trottoirs, sous la lueur pâle des néons… Mais là, c’est déjà du cinéma, la mise en scène d’un cliché "off" ».  Thierry Cazals in Les Cahiers du Cinéma, avril 1987

« La preuve que, n'en déplaise aux maniaques de l'ordre catégoriel, la presque-incohérence a parfois ses raisons. Vitales. » Serge Loupien in Libération, 2 janvier 1987

« C'est un authentique langage musical qui s'élabore là. Et c'est rare. » Paul Goupil in Le Monde de la Musique, février 1987

« Ça s’appelle un disque phare. Ou un diamant noir ». in Première , mars 1987

« C’est en crooneuse que Tonie fait Merveille. La chanson s’appelle Tallulah, c’est une complainte à la Julie London, évoquant le souvenir de marins noyés. La brume se déchire. Miaulement de Mélancolie : Tonie Marshall  pleure de sa voix de sirène. »  Louis Skorecki in Libération, 20 janvier 1987  

« Au moment où se déroule le générique de fin ("Jayne Mansfield"), le quatuor a réussit ce que tant ont essayé avec peu de succès: Ils ont créé un cinéma virtuel de l'inconscient, colorié par des sons qui n’évoquent pas seulement des images, mais des sensations sonores, des sentiments : une texture sensible belle et déchirante.» Tom Jurek in Allmusic

« Le disque fera polémique. Un quart de siècle plus tard, cette transversale version est devenue la norme des créateurs de tout bord. » Jacques Denis in Jazz News, novembre 2011

Si vous aimez les médailles ce disque a reçu un « Disque de l'année » dans Libération en décembre 1986 et a été classé 5e de l'année 87 au top du New Musical Express.

Steve Beresford (kb, tp, perc, g, univox), David Toop (g, fl, perc), Tonie Marshall (voc), John Zorn (as, cl, kb, perc, voc), Aka Lou : (animal crier), Monsieur Sade (fouet).

1 - Shockproof
2 - Du Gris
3 - King Cobra
4 - Tallulah
5 - Dumb Boxer
6 - Lady Whirlwind
7 - Shadow Boxer
8 - Sitting In The Park
9 - Snow Blood
10 - Chen Pe'i Pe'i
11 - Jayne Mansfield 

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