LES ALLUMÉS DU JAZZ FONT DÉTOURS 1er épisode : Jazz(s) à Trois Palis
Publié le 2026-10-27
Temps de lecture : 2 min.
Par Coco Passion
Trois Palis, 19 septembre 2026
Laurent Dehors achève son concert matinal dans l'église romane et quelque chose respire. Ce serait quelque chose à décrire plus en détail : que comprend-on d'un concert lorsqu'on n'en voit que la fin ? Tous les liens créés pendant le concert, dont on perçoit une infime partie, à distance, tâchant de se plonger dedans, même pour quelques minutes. Ici, ce qu'on perçoit est cette respiration dont tout le monde semble ressentir l'heureux souffle. Des sourires qui se poursuivent pendant le repas, des amis et des amies qui confessent devant le café des choses énormes : tu es ma soeur, tu es mon frère. Toute cette force ordinaire des relations qui constitue un festival comme quelque chose d'un peu plus que lui-même. Visages connus : tiens, les Allumés ! Visages bientôt connus : alors c'est vous, les Allumés ? Récits des concerts du matin et de la veille : vous auriez dû être là, les Allumés. Et bientôt, on évoque le sujet de la conférence qui aura lieu à 16h, c'est tout de suite.
©VincentTallé
Comme le rappelle Anne-Marie Parein, cette conférence accueillie par le festival Jazz(s) à Trois Palis est « la première halte de "Les Allumés du Jazz font Détours ". Cette conférence de Pierre Tenne porte sur le sujet brûlant de l'intelligence artificielle, mettant en évidence l'historique de l'IA, passant par le streaming en particulier, et les graves conséquences actuelles non seulement sur le quotidien et l'activité artistique des artistes, mais sur les modes d'écoute du public. Autant de reculs et d'entraves à la création vivante, un sommet semblant être aujourd'hui atteint avec l'emprise de l'IA, dénoncée par de nombreux artistes de tout bord et toutes disciplines. Signe de l'attention du grand public vis-à-vis de ces questions, cinquante personnes rejoignent la conférence programmée à 16h dans la petite salle de la mairie de Trois Palis, commune d'un peu plus de 900 habitants. »
©VincentTallé
L'intérêt du public est vif dans les nombreuses questions posées à l'issue de cette conférence, et qui se prolongent ensuite, n°47 du Journal des Allumés du Jazz en mains, jusqu'aux concerts du soir. Mais avant ceux-ci, Bruno Tocanne - maître d'oeuvre du festival - avait invité le duo de Philippe Parant (guitare) et Guillaume Souriau (contrebasse) à poursuivre ce détour en musique. Dialogue éminemment acoustique et sensible des cordes, où se poursuivent les respirations ressenties le matin et l'espoir qu'aucune musique artificielle ne puissent les étouffer. Comme le rappelle Anne-Marie Parein, ce concert fut « chaleureusement accueilli par le public. » Chaleureuse hospitalité qu'on ressent à chaque instant de ce festival, y compris dans les quelques heures qui suivent où avant Louis Sclavis et Bruno Ducret, avant David Chevallier, François Corneloup et Hélène Labarrière, festivaliers et festivalières se retrouvent autour d'un verre, d'un repas ou d'une bande dessinée - la bibliothèque mobile BibliamBDbulle est présente, fort heureusement, sur le festival - pour détourner les détours, déjà. Alors, cette histoire d'intelligence artificielle, vous m'avez tout de même fait peur…
©VincentTallé
On évoque demain : il y aura à Sextan une conférence de Patrick Albert sur le sujet. On n'a pas fini d'en entendre parler, alors.
On évoque demain : vous pensez que les enfants s'en sortiront, avec le monde qu'on leur fait ?
On évoque demain : il y aura toujours de la musique, de la liberté, de la beauté.
Non ? Mais demain, on reprend la route, forts de grandes respirations.
On évoque demain : vous pensez que les enfants s'en sortiront, avec le monde qu'on leur fait ?
On évoque demain : il y aura toujours de la musique, de la liberté, de la beauté.
Non ? Mais demain, on reprend la route, forts de grandes respirations.
