PAINLESS AIRWAVES (Ref. SWP 073)

Publié le 2025-10-17
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Les Allumés du Jazz
PAINLESS AIRWAVES

Musiciens / Musicians
Michael Baird, Philippe Deschepper, Rémi Charmasson

Label(s)
SWP Records

En novembre 1924, Michael Baird s'installe dans le sud de la France. Il avait donné plusieurs concerts avec le quintette André Jaume/Rémi Charmasson il y a plus de quarante ans et son amitié avec Rémi s'était poursuivie. En apprenant que Philippe Deschepper vivait à Marseille et que Rémi et Philippe étaient également de bons amis, Michael crée le Trio CBD en février 1925. Cet album a été enregistré les 31 mars et 1er avril 2025. Quatre semaines plus tard, Rémi décède. Commentaires des musiciens sur la musique une semaine après l'enregistrement :
Michael Baird - « Hippie Free-Jazz ! », Philippe Deschepper - « Trois vieux messieurs jouant de la musique jeune ! », Rémi Charmasson, « Ahhh oui, OUI ! »

Jean-Jacques Birgé dans Mediapart 2025: « Les ondes indolores » de l'éphémère trio CBD vont vous faire voyager loin et remonter le temps. Bienvenue à bord de leur appareil dont le commandant de bord précise qu'évidemment c'est le voyage qui compte plus que la destination. Un trio dont l'histoire est courte même si les deux guitaristes Rémi Charmasson et Philippe Deschepper se connaissaient depuis longtemps. Quant au batteur Michael Baird, Anglais né en Zambie, qui a vécu longtemps aux Pays Bas avant de s'installer dans le sud de la France, sa rencontre avec Rémy l'Avignonnais, le local hero dit-il ,  remonte à près de quarante ans dans le quintet d'André Jaume/ Rémi Charmasson. Hélas, quatre semaines et trois jours après l'enregistrement au studio de la Buissonne de Gérard de Haro, le 2 mai dernier précisément, disparaissait Rémi Charmasson.
Sophie Jambon dans Dernières Nouvelles du Jazz 2025: Ainsi le trio CBD (Charmasson, Baird, Deschepper) né en février 2025 sous l'impulsion du batteur Michael Baird qui gère son propre label SWP ne se produira jamais en public. Mais leur musique demeure par la grâce de cet enregistrement impeccable ( live sans casque, overdubs, fade outs ) qui fait ressortir les nuances des guitares et de la batterie dans un bien beau parcours peu balisé. Ce qui suppose l'engagement d'une écoute attentive et complice, l'aventure collective dans sept compositions méditatives ou plus ludiques teintées de recherche sur les couleurs mélodiques et harmoniques. Sept titres qui prennent le temps de se déplier, de déployer leur textures fines traversées de lumière douce, ouatée qu'une batterie insistante souligne.  Des compositions qui traversent les frontières des genres sans que les musiciens aient besoin de pousser leurs instruments dans des retranchements inédits. Leurs références se fondent-on finit très vite par ne plus se polariser sur qui joue quoi, d'autant qu'ils pratiquent l'alternance des rôles. Avec des styles différents, ils relancent une expression libre et savoureuse que soulignent les envolées d' improvisation continue, sous tension : aucun des deux ne s'imagine guitar hero, mais ils jouent à des variations de leurs guitares caressées, célébrées et jamais torturées dans des délires électrifiés que tous deux connaissent pourtant. Ils brossent un arrière pays dans une tonalité plus sourde, frémissante, sans distorsions, avec des échappées free, oniriques, incorporant rock, musique psychédélique sans délaisser la liberté du jazz. Quant au batteur, nourri à cette culture africaine (couleurs et polyphonies) dans laquelle il a baigné, sa relation au rythme est naturelle, organique, jamais  démonstrative. Un trio de personnalités fortes mues comme un seul homme qui nous emporte de climats percussifs (« Tree-ohhh ») en moments hypnotiques, de rêve éveillé jusqu'au final très court, étrange, tout en frottements et grattements où le rythme s'amenuise sensiblement « Distant Namalwa » comme des distant drums. Cet album spontané et fraternel qui exalte le plaisir de la rencontre dans le jeu collectif, on s' y abreuve à la fraîcheur d'une musique inspirante d'une grande fluidité. Et avec un humour tout british, Michael Baird me donne la conclusion: This music is a mix of the hippie era as well as the free-jazz era, times which the musicians remember well, but it is not a pathetic trip by three old men down memory lane - this is contemporary music, fluid, and without any respiratory problems!
Xavier Prévost dans Lebleu Surlevif 2025: Le batteur Michael Baird est à l'origine de cette rencontre, qu'il a fait enregistrer pour la publier sous son label SWP (73 références, dont beaucoup de musiques du monde). La musique a été improvisée, sans montage ni autres adjuvants. Chaque instrument est en partance à bord du partage de l'instant, pour une destination encore inconnue. Un accord de guitare, une bribe mélodique qui répond, un ostinato qui plante le décor, un friselis de percussion, et nous sommes embarqués avec eux dans cette utopie musicale : le miracle sans cesse renouvelé de la musique improvisée. On se demande si le groove a surgi de cette note répétée, ou si c'est la batterie qui l'a fait sourdre : nouveau mystère…. Un buzz de l'ampli va s'inviter, comme un nouveau partenaire musical, intégré, phagocyté par le sortilège à l'oeuvre dans cette entreprise libertaire. Ils sont embarqués dans leur rêve, à nous de les suivre. L'écoute est jouissive pour l'amateur d'aventures musicales que je suis. On n'est pas dans l'extrême. On est dans l'engagement intégral. La liberté par-ta-gée. Très beau moment de musique !
Pierre Dulieu dans Jazzmania 2026: L'histoire derrière ce disque débute à l'hiver 2024 quand le batteur Michael Baird, un Anglais né en Zambie, part dans le Sud de la France pour y retrouver deux guitaristes : Rémi Charmasson et Philippe Deschepper. Les initiales de leurs noms propres composent celui du groupe : Trio CBD. Fin mars de l'année suivante, ils se retrouvent pour deux jours au Studio La Buissonne afin d'enregistrer ces « Ondes indolores » qui sortiront sur le label du batteur, SWP Records. La musique évoque ces longues improvisations hippies de la fin des années 60 (Grateful Dead entre autres, période « Dark Star ») : elle plane avec nonchalance portée par les deux guitares qui tissent des sonorités atmosphériques parfois modulées par des effets électroniques. Free-rock ? Free-jazz ? Musique improvisée et libre en tout cas, quelles que soient les références que le trio avait en tête au moment de l'enregistrement qui s'est fait d'une traite, sans montage ni rajout ultérieur. Au dos de la pochette, le groupe fait référence à un voyage imaginaire en avion dont le commandant souhaite un « bon vol » à ses passagers sur « Painless Airwaves ». C'est bien ainsi qu'il faut écouter cette musique sans poudre aux yeux, largement aérée et pleine de vapeurs au pouvoir hypnotique qui finissent par manger le ciel. Sur scène, ce trio aurait pu emporter le public dans un ailleurs onirique, mais le sort en a décidé autrement. Moins de cinq semaines après l'enregistrement, Rémi Charmasson est mort après une courte maladie, interrompant brutalement tout projet d'interpréter cette musique en concert.

TRACKLIST
1. Hors Combat 11'07
2. Nu et Approuvé 11'51
3. Union of Onions 7'00
4. Tree-0hhh 10'15
5. Hippie Space Cadets 6'21
6. Ce Printemps 7'44
7. Distant Namalwa 2'52
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