ESPACES

septembre 2018
NEW
15 €
14 en stock (in stock)
ArtisteEdward PerraudMusiciensBruno Chevillon, Paul LayLabelLABEL BLEURéférenceLBLC6726

Au beau milieu d'une nuit de juin 2016, je me réveille avec un flash lumineux et sonore, je viens de rêver de théorie musicale (gfait rare!) et la phrase suivante tourne dans ma tête : "Chaque intervalle musical connaît son apogée à différentes moments de l'histoire du langage tonal occidental".
Après réflexion, chaque compositeur aurait selon moi, d'une manière inconsciente, son propre intervalle de prédilection, une quintessence de son style résumée en deux notes, influant par la même chaque courant de l'histoire de la musique. 
Ainsi, me fait particulièrement écho la tierce, surtout majeur chez W.A. Mozart à l'époque dite classique, où j'ai le sentiment d'un parfait équilibre du langage tonal : son âge d'or (d'où ce titre que j'ai choisi pour la tierce majeure). Puis me viennent à l'esprit la sixte et l'octave chez Brahms, la quinte et son rôle harmonique chez Debussy, la septième majeur pour Satie, le triton chez Bartók, la quarte juste chez Coltrane, ect.

Aussi l'idée centrale de mon projet compositionnel me tombe dessus comme une pomme d'un pommier, telle évidence : "Ecrire tout un opus pour célébrer les intervalles, dans lequel chaque composition est une offrande à un des 12 intervalles du langage tonal compris au sein d'une octave"......

Edward Perraud

Edward Perraud (dm, comp), Bruno Chevillon (b), Paul Lay (p)

Pistes Audios : 
1) Elevation - 3'20
2) Collapse - 6'43
3) Tone it down - 5'35
4) Melancholia - 4'31
5) Space Time - 4'42
6) Tocsin - 6'58
7) Sixième sens - 2'03
8) La dernière carte - 3'31
9) Just one dollar - 6'49
10) Cinéma - 3'06
11) Laps - 3'54
12 ) L'âge d'or - 6'46
13) Hiatus - 3'16
14) Singularity - 3'43

"« Retrouver une mystique des intervalles et ses mouvements secrets »,telle est l’ambition d’Edward Perraud, batteur et compositeur fasciné par les correspondances entre physique et musique, astronomie et poétique. Toutes déterminées selon un intervalle précis (espace par où deux notes entrent en polarité), les quatorze compositions de ce disque s’ouvrent aussi à la synesthésie grâce aux photos et au texte de Perraud reproduits dans le livret. Le geste est impressionnant, à la fois réfléchi et instinctif, adressé aux sens comme à l’intelligence. Pour l’accomplir, Perraud s’en est remis à Paul Lay (piano) et Bruno Chevillon (contrebasse), deux musiciens dont la grâce s’accorde à merveille à sa propre finesse d’esprit et de jeu. La musique d’Espaces ne s’analyse pas, elle se reçoit avec le sentiment d’une hauteur particulière, d’une étrangeté qui n’exclut pourtant pas le familier, comme si son écoute permettait de retrouver un signal autrefois proche, depuis longtemps perdu. Ce mystère « si loin, si proche » incessamment con­voqué par le trio se révèle d’une grande beauté qui ne s’estompe jamais, tout au long de cet album majeur." 
 (Louis-Julien Nicolaou, Telerama n°3585)

Disque(s) associé(s) à LABEL BLEU