CRESCENDO IN DUKE

janvier 2012
15 €
7 en stock (in stock)
ArtisteBenoît DelbecqGroupeThe HornheadsMusiciensAntonin-Tri Hoang, Kenni Holmen, Michael Bland, Kathy Jensen, Jean-Jacques Avenel, Dave Jensen, Tony Malaby, Tony Coe, Steve Argüelles, Michael Nelson, Steve Strand, Yohannes TonaLabelNATORéférencenato 4375

"Ellington avait le don de rendre tout le monde joyeux. Il avait ce génie de séduction et de sophistication. Il y a des trouvailles à chaque mesure, une recherche constante et en même temps une insulaire beauté sonore. C'est un peu le Scarlatti du jazz, non ? Il y a une telle générosité dans le jeu, mais aussi un réel effacement. La grande classe ! ".

Ainsi Benoît Delbecq définit-il en quelques mots (dans une interview de la revue Jazz News) la raison de sa passion pour Duke Ellington. Ailleurs (dans Jazz Magazine), il ajoute : "Il est évident que certains vont être surpris. Je me suis glissé dans la musique de Duke avec ma propre histoire. C'est la musique d'Ellington, mais aussi ses multiples arborescences (je pense à Mingus, à Abdullah Ibrahim, à Monk, à John Lewis, à Sun Râ...). Tous ces musiciens font partie de mon univers musical depuis l'adolescence et ils ressurgissent ici. Il y a certainement une grande part de risque dans tout ça. Mais qu'est-ce que le jazz sans le risque ?".
Si Crescendo in Duke fut initié dans un premier temps, non par une recherche mûrement réfléchie, mais par une simple anecdote (pendant des tests de son en studio - dans une autre séance, Benoît Delbecq joua quelques phrases de "Money Jungle" d'une façon lumineuse qui inspira alors au producteur un "ça te dirait de faire un disque sur Ellington" non prémédité), les chemins menant à Duke pour le pianiste de Bougival relèvent d'une cartographie évidente à bien des titres. Cette évidence, on l’a entendue très vite alors qu’elle éclatait lors des fulgurances d’une génération nouvelle se révélant dans les années 90 aux Instants Chavirés, avec Noël Akchoté et Steve Arguëlles (formant avec Delbecq le trio phare The Recyclers) ou avec le groupe Kartet. Et comme tout a deux faces (et l’univers Ellingtonien est riche de cette évidence), le pianiste a réuni deux groupes d’amis. L'un à Meudon avec une section de souffleurs de trois générations : Tony Coe (né en 1934, pilier du jazz britannique, soliste d’Henry Mancini, compagnon de Sarah Vaughan, Dizzy Gillespie ou Paul Gonsalves), Tony Malaby (né en 1964 compagnon de Paul Motian Charlie Haden, Michel Portal ou Joachim Kühn) et Antonin-Tri Hoang (né en 1989, membre de l’ONJ)  et une rythmique avec deux complices de toujours : Jean-Jacques Avenel (contrebassiste de Steve Lacy pendant près de 30 ans - une fidélité toute ellingtonienne) et Steve Argüelles (batteur du Ronnie Scott à 16 ans,  batteur avec Steve Lacy, Tony Coe, Lee Konitz ou le chanteur Katerine).
Avec eux, il joue l’intégralité de la "Goutelas suite", spécialité française du Duke ou le très osé "Diminuendo and Crescendo in Blue". L'autre à Minneapolis, avec les Hornheads (souffleurs du NPG de Prince, mais aussi de Chaka Khan, Mavis Staples ou Aretha Franklin), Yohannes Tona (bassiste de Mahmoud Ahmed ou Jef Lee Johnson) et Michael Bland (batteur de Prince, de Michel Portal), c’est un autre aspect d’Ellington qui est abordé, jamais loin du rhythm’n’blues.

Le choix funky des interprètes évoque aussi ici l’intérêt d’un autre employeur de Minneapolis pour le Duke, à savoir Prince, marquant ainsi la prédominance toujours actuelle de sa musique dans la création afro-américaine contemporaine. Duke Ellington, grand bâtisseur, musicien savant et populaire à la capacité de réconciliation étonnante, qualité des plus nécessaires convoquée ici par Benoît Delbecq en ces temps qui en ont bien besoin.
La rencontre visuelle entre Ellington et Delbecq a lieu dès la couverture dessinée par Franckie Alarcon.

« Événement à coup sûr. » Michel Contat in Télérama, 13 février 2012

« Au final, une mémorable tournée du grand Duke.  » Bernard Loupias in Le Nouvel Observateur, 13 février 2012

« C'est dire la science, la rigueur, mais aussi la sensualité du leader, qui assure le liant entre ces mondes, tous deux baignés de lumière(s) ellingtonnienne(s). » Frédéric Goaty in Jazz Magazine, mars 2012

« Une grande réussite pas très loin de l'exploit. » Thierry Giard in Culture Jazz, février 2012 

« En un tour de passe-passe, les esprits dansent sur une digression des plus abstraites, les corps pensent sur un swing alambiqué, et les clichés volent en mille morceaux pour honorer au plus près la lettre de sa majesté le jazz » Jacques Denis in Jazz News, mars 2012

« Sa déclinaison d'Ellington est une merveille de création » Francis Marmande in Le Monde, 9 avril 2012

Si vous aimez les médailles, ce disque a reçu un « Choc Jazz Magazine », une « Sélection Jazz News », un « Élu Citizen Jazz » et un « Culture Jazz oui ». 

Benoît Delbecq (p, bass station) avec
- The Hornheads : Michael Nelson (tb), Steve Strand (bugle), Dave Jensen (bugle), Kenni Holmen (ts), Kathy Jensen (bs, cl), Yohannes Tona (elb), Michael Bland (dm)
- Tony Coe (ss, cl), Tony Malaby (ts, ss), Antonin-Tri Hoang (as, bcl), Jean-Jacques Avenel (b), Steve Argëlles (dm, perc, el)

1 - Bateau 
2 - Portrait of Mahalia Jackson 
3 - Portrait of Wellman Braud 
4 - The spring 
5 - Acht O' clock rock 
6 - Whirpool 
7 - Fanfare 
8 - Goutelas
9 - Get with itness 
10 - Something 
11 - Having at it 
12 - Blue pepper 
13 - Tina 
14 - Diminuendo and Crescendo in blue 
15 - Fontainebleau forest