A RELIRE : UN APERÇU DES LABELS SUR CULTURE JAZZ (2013)

18 octobre 2019
A RELIRE : UN APERÇU DES LABELS SUR CULTURE JAZZ (2013)

Une étude réalisée pour CULTURE JAZZ par Armel Bloch en janvier 2013.
Il nous a semblé interressant de republier cet article en 2019. S'il y a eu  des évolutions et changements, l'étude reste pertinente et beaucoup des questions soulevées sont encore d'actualité.

Petit aperçu des labels français #2 - Armel Bloch sur CULTURE JAZZ en janvier 2013
Des difficultés qui n’empêchent pas l’existence de nombreux label

Des labels qui disparaissent

Loin des catalogues imposants des grands labels européens tels qu’ECM, Enja Records, CAM Jazz, Winter & Winter..., des labels sont nés en France, ont connu une belle histoire, ont défendu le parcours de nombreux musiciens et se sont malheureusement éteints, parfois brusquement : Deux Z, Chief Inspector de Nicolas Netter, Label Hopi de Fabrice Postel, In Circum Girum d’Olivier Aude et Thierry Pichon, Sketch et Minium fondés par Philippe Ghielmetti, MadRecordz de Jean-Philippe Morel, CC Production de Bertrand Renaudin, 12 Productions d’Eric Prost et Daniel Jeand’heur, Quoi De Neuf Docteur de Serge Adam (actif de 1991 à 2005), Charlotte Productions qui a édité les beaux disques de François Méchali et Michel Edelin, Pee Wee Records de Vincent Mahey, RDC Records, Nocturne, l’ancien label de Yann Martin disparu à la fin de l’année 2009... 
Certains ont bénéficié d’un rachat de leur catalogue et leurs disques peuvent ainsi être réédités : cas des labels Évidence (initié par Sylvain Kassap et Didier Levallet, qui ont su révéler les talents de François Corneloup, Franck Tortiller, Yves Robert...) et La Lichère (créé par le regretté Patrick Tandin en 1988) rachetés par Frémeaux & Associés. C’est aussi le cas d’Owl Records racheté par Universal. D’autres se débrouillent autrement pour faire renaître leur cendres : la distribution du Label Hopi est maintenant possible par internet sur un blog. On y trouve quelques disques de Jean-Marc Padovani, Gérard Marais... 
Les collectionneurs passionnés comme moi devront fouiller dans les bacs des disquaires spécialisés pour espérer trouver les pièces manquantes du puzzle de tous ces labels éteints, parfois un peu trop vite oubliés.

Des labels qui (sur)vivent

D’autres labels survivent, parfois difficilement, et sont en mode de production très ralentie quand on connait leur très belle histoire. Label Bleu est un de ces derniers, après avoir produit les plus grands noms du jazz français des années 90 : Daniel Humair, Michel Portal, Henri Texier, Aldo Romano, François Jeanneau, Patrice Caratini, Marc Ducret, Jean-Marc Padovani sans oublier les pointures internationales que sont Joe Lovano, Joachim Kühn, Paolo Fresu... Les productions des disques d’Henri Texier voient toutefois le jour (prochain disque à paraître en quartet) et des musiciens de la nouvelle génération (Thomas Enhco, Richard Manetti...) sont aussi courtisés.

D’autres labels poursuivent leur histoire : Rude Awakening (Guillaume Séguron, Denis Fournier, Bernard Santacruz, Samuel Silvant, Aurélien Besnard, Julien Desprez), La Buissonne de l’ingénieur du son Gérard de Haro avec les récents succès d’Andy Emler et de Vincent Courtois, Abalone de Régis Huby (qui dispose déjà d’un catalogue riche avec les très beaux disques de Christophe Marguet, Maria-Laura Baccarini, Claudia Solal, Denis Badault, Bruno Angelini, plus récemment le quartet de Claude Tchamitchian), le label Nato de Jean Rochard qui a passé le cap des 30 ans avec plus de 130 références parmis lesquelles on retrouve des disques de Tony Hymas, Benoit Delbecq, Ursus Minor, Jef Lee Johnson..., les différentes ramifications du label Futura et Marge, Le Petit Label et sa très belle collection d’objets uniques conçus manuellement. Citons également Cristal Records (avec les disques de Jean-Christophe Cholet, Frédéric Couderc, Sophia Domancich, Simon Goubert...), Bee Jazz (Daniel Humair, Jean-Marie Machado, Issam Krimi, l’ONJ Daniel Yvinec, Jérôme Sabbagh, Magic Malik, Guillaume de Chassy et Eric Le Lann pour 2013...), Sans Bruits de Stéphane Berland, qui est le premier label français à avoir proposé sous forme de téléchargement les enregistrements d’Alexandra Grimal, Stéphan Oliva, Sylvain Rifflet, Didier Levallet... On peut ajouter Laborie Jazz (Daniel Humair, Benjamin Moussay, Yaron Herman, Emile Parisien, Anne Paceo...), Le Chant du Monde (malheureusement plus actif dans les rééditions de jazz historique que dans les musiques jazz d’aujourd’hui, après avoir produit quelques beaux disques de l’ONJ, d’Yves Rousseau, Christophe Marguet, Patrice Caratini, Jean-Marc Padovani...), le label Mélisse créé par le pianiste Edouard Ferlet, Inna+ (...)
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